Un site web pour sauver les emplois de Goodyear
Le comité de relance de l'usine Goodyear de Salaberry-de-Valleyfield lance ses premières salves pour tenter d'y sauver les emplois, en y allant d'abord d'une pétition et d'un site web.
Les responsables du comité se sont rendus, vendredi, au Salon de l'auto qui a cours présentement, à Montréal, pour faire signer cette pétition, qu'ils ont l'intention de présenter à la direction de Goodyear.
Le comité fait le pari qu'avec la pression des consommateurs, des travailleurs, puis des dirigeants politiques provinciaux et fédéraux, il convaincra Goodyear de revenir sur sa décision.
La compagnie Goodyear a annoncé, au début du mois, qu'elle entendait cesser la production de pneus à son usine de Salaberry-de-Valleyfield, pour n'y fabriquer que du caoutchouc. Le nombre d'emplois doit y tomber à 200.
Si une telle éventualité se réalisait, ce sont plus de 800 travailleurs qui seraient ainsi touchés, a soutenu le maire Denis Lapointe, en conférence de presse à Montréal. Ce sont en fait 2700 emplois directs et indirects qui seraient menacés, un nombre important pour une municipalité de cette taille.
"Les travailleurs n'acceptent pas la décision. On va se battre jusqu'à la fin pour essayer de faire changer la décision. Est-ce qu'on va réussir? On ne le sait pas. On n'a pas de garantie. Mais on va essayer, par exemple. On va essayer; on ne se croisera pas les bras. Aujourd'hui, c'est une partie de ce cheminement. Et il va y avoir d'autres activités", prévient Joseph Garisso, représentant du syndicat des travailleurs de l'usine, affilié à la FTQ.
M. Garisso trace un parallèle avec l'usine de camions Paccar, jadis menacée de fermeture, et qui a été relancée avec succès, il y a quelques années.
"Faites bien attention: l'annonce de Goodyear, en janvier, est une fermeture d'usine en deux étapes, si on ne fait rien", a opiné le syndicaliste.
Le comité assure que cette pétition et ce site web du comité de relance ne constituent qu'une première étape d'un plus vaste plan de contre-propositions à formuler à Goodyear. Une manifestation est aussi prévue dans une semaine, samedi, à Salaberry-de-Valleyfield.
Dans ses projets, le maire Lapointe évoque "trois orientations possibles" pour l'usine: le maintien des activités de fabrication de pneus; la bonification d'une proposition déjà faite, visant à accroître les activités du département du caoutchouc, mais dans le but d'approvisionner ainsi d'autres usines; l'élaboration de projets connexes "en lien ou pas avec Goodyear".
Par Lia Lévesque
© La Presse Canadienne, 2007
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