"Happy slapping" : les risques de la nouvelle loi
Selon l'organisme Reporters sans frontières, l'adoption d'une loi française interdisant notamment la publication de vidéos violentes risque d'entraver le travail des «journalistes citoyens».
Reporters sans frontières reconnaît la nécessité et l'importance de lutter contre le «happy slapping» - pratique qui consiste à filmer une agression ou une bataille pour ensuite installer la vidéo sur des sites Internet tels que Youtube - mais s'inquiète du fait que la nouvelle loi française sur la prévention de la délinquance pourrait entraver la circulation de l'information citoyenne.
«Les internautes se voient désormais interdire de publier des vidéos montrant des violences sur personne, même si ces actes sont commis par les forces de police», souligne Reporters sans frontières dans son communiqué.
Dans le cadre de cette nouvelle loi, les images violentes ne peuvent être enregistrées ou diffusées que par des journalistes professionnels et d'autres personnes dont la profession a pour objet d'informer le public, ou dans le but de servir de preuve en justice.
Reporters sans frontières soutient que dans certains pays des «journalistes citoyens» et des blogueurs ont été des sources d'informations plus fiables que leurs pendants professionnels, et estime «qu'il serait choquant que ce type d'activité, qui constitue un garde-fou important contre d'éventuelles dérives du pouvoir, soit criminalisé dans un pays démocratique».
| par Jean-Charles Condo |
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