Paris redoute le manque de sécurité pour ses communications par BlackBerry
Les responsables de la sécurité des renseignements du gouvernement français ont eu peu de succès en tentant d'interdire au personnel des ministères et du palais présidentiel de téléphoner et d'envoyer des courriels par BlackBerry, a indiqué le quotidien Le Monde.
Le journal rapporte que selon un haut responsable des renseignements économiques auprès du gouvernement français, l'appareil, fabriqué par la société canadienne Research in Motion, pose "un problème de sécurisation des données".
Alain Juillet, directeur du renseignement à la Direction générale de la sécurité extérieure, relevant de la Défense, a affirmé au quotidien que les risques d'interceptions sont réels.
Selon Le Monde, l'ensemble des données transmises par BlackBerry transite par des serveurs situés aux Etats-Unis et au Royaume-Uni et la France craint que des renseignement d'Etat ne soient interceptés par l'Agence nationale de sécurité des Etats-Unis. Cependant, selon Research In Motion, un tel espionnage est impossible.
Selon le député français Pierre Lasbordes, qui a rencontré RIM pour discuter du problème, la compagnie a "admis qu'il y a eu une certaine fragilité dans la protection de l'information lors de l'utilisation du système de courriel" et a promis que le problème serait réglé. C'était il y a plus d'un an, a-t-il précisé.
Research In Motion a affirmé dans un communiqué que les courriels transmis par BlackBerry ne peuvent être lus par aucune organisation, pas même RIM, et sont davantage cryptés que des sites bancaires sur Internet.
Une première circulaire du secrétariat général de la défense nationale (SGDN) a été émise il y a 18 mois, mais elle a dû être renotifiée, a indiqué Le Monde. Selon le SGDN, il est hors de question de laisser circuler des informations gouvernementales entre des mains étrangères.
Le bureau de M. Juillet a confirmé qu'il avait discuté avec un représentant du Monde mais il a refusé de parler à d'autres journalistes. Des représentants de L'Elysée et de Matignon, le bureau du premier ministre, n'étaient pas en mesure de commenter immédiatement.
© La Presse Canadienne, 2007
| par la rédaction |


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