L'étude de la Clinique d'intérêt public et de politique d'Internet du Canada examinait la technologie utilisée par de nombreux fournisseurs de produits et services oeuvrant au Canada, dont iTunes Music et Video Store, Intuit (Quick Tax), Napster, Bilbiothèque publique d'Ottawa (livres audionumériques OverDrive), Symantec (Norton SystemWorks) et bien d'autres. Elle a permis de tirer les conclusions suivantes :
Les plaintes d'atteinte fondamentale à la vie privée sont fondées. Certaines de ces technologies recueillent trop d'informations, dont la fréquence d'utilisation, les habitudes de navigation, ainsi que des données techniques.
Certaines technologies procèdent également au profilage des utilisateurs, entre autres la Bibliothèque d'Ottawa, qui transmet des données à DoubleClick, une entreprise de marketing en ligne.
Certains organismes considèrent que l'adresse IP n'est pas un renseignement personnel aux termes de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques, ce qui est faux. Ils recueillent les adresses IP, les utilisent et les communiquent sans aucune restriction, ce qui est illégal.
Bref, l'étude dresse un portrait surprenant et peu reluisant des pratiques de gestion des droits numériques.
Voici les résultats de l'étude (en anglais) et voici un résumé en français.
par Nicolas Racine
Le proces est pour quand ?
On se doutait bien que sans vérificateurs et sans règlementation claire, l'interprétation du terme "information personnelle" allait devenir élastique. Mais en fait le problème est bien plus fondamental.
En fait, les programmes chargés de traiter l'information personnelle des utilisateurs sont programmés pour favoriser l'entreprise avant tout. Une entreprise qui interprète la loi en sa faveur et qui fait appliquer cette loi ... pour maximiser SON profit. En cas de différent entre vous et ce programme, le bénéfice du doute est immédiatement donné l'entreprise. Vous venez d'abdiquer vos droits et un programme s'est fait juge et juré.
Et si vous voulez faire valoir vos droits, vous devrez vous battre. Et si vous gagnez, cette victoire a toutes les chances de ne s'appliquer qu'Ã vous.
En d'autres mots, la gestion des droits numériques c'est l'application, selon l'interprétation de l'industrie, de lois déjà dopés par le lobby. Et quand un consommateur achète de la musique protégée ou quand il faut usage de produits et services de ce genre, il donne son vote à de telles pratiques et il abdique une bonne partie de ses droits, assumant que l'entente est équitable.
Mais elle l'est rarement.
Malgré que Office Visio y soit, l'étude a omis de leur liste le système d'activation (WGA) de Windows XP et Vista.
Stavr0 : Je pense que c'est en raison de leur définition de la GDN : « un système qui comporte des outils technologiques ainsi qu'une politique d'utilisation et qui est destiné à contrôler l'accès et l'utilisation sécuritaires de données numériques. »
Le système d'activation de Windows ne correspond pas vraiment à cette définition. Je serais tout de même curieux de voir leur analyse du WGA, par contre. :-)
Un bon point Stavr0.
Considèrant que ce système d'activation (WGA) est privé et que par définition on ne peut pas avoir accès au code source ni aux programmes, sur le serveur de Microsoft, qui servent à recueillir les données, on est pris avec un problème: nous devons croire Microsoft sur parole.
Je ne sais pas pour vous mais ça ne m'enchante pas.
C'est là que quelqu'un d'intelligent se met à beugler : Wouaaaah encore la théorie du complot ....