Combien de fois a-t-on annoncé l'implantation du livre électronique pour de bon? Eh bien c'est au tour de Google et d'Amazon.
Nous vivons dans une ère où tout est informatisé. Tout? Non. Un petit domaine fermé, mais extrêmement populaire résiste encore à l'envahisseur à puces de silicium. Malgré les nombreuses tentatives de toutes parts, l'industrie du livre refuse toujours l'informatisation.
Une petite partie de la population utilise régulièrement des livres électroniques, c'est vrai. Mais les nombreuses limites qu'impose l'industrie entravent sérieusement l'expansion de ce média. Sony a lancé un lecteur de livre électronique l'année dernière avec plus ou moins de succès et maintenant, Amazon et Google se lancent sérieusement dans ce marché.
Dès cet automne, Amazon lancera le Kindle, un lecteur de livre électronique. L'appareil sera en mesure de se brancher directement sur Amazon, sans fil, pour acheter les livres. Il s'agit d'une percée de taille, car il fallait, auparavant, brancher les lecteurs dans un ordinateur de bureau pour y téléverser les livres achetés. L'appareil intègre une mémoire interne de 256 Mo et une fente pour carte SD, un écran de 15 cm d'une résolution de 800x600, un petit clavier et un port mini-USB.
De son côté, Google offre des livres en consultation depuis quelque temps, mais se penche maintenant sérieusement sur cet aspect de ses services. Jusqu'à présent, pour la plupart des livres de la bibliothèque Google, seuls des extraits étaient offerts. La société commencera à offrir des livres en version intégrale, à un certain prix. Elle s'est entendue avec les maisons d'édition pour que celles-ci déterminent le prix et partagent les revenus.
Il reste à voir si ces projets seront fructueux. L'industrie du livre électronique est soumise aux mêmes problèmes qu'ont connus les industries de la musique et du film à leur début. Personne ne s'entend sur un format unique à utiliser. Les lecteurs sérieux de livres électroniques doivent souvent utiliser quatre ou cinq lecteurs différents pour avoir accès à tous les formats offerts, car tous les livres ne sont pas offerts dans tous les formats. Les livres électroniques coûtent habituellement aussi cher que leur version papier à leur lancement, ce qui fait rager bon nombre de lecteurs potentiels. Enfin, de nombreux grands succès littéraires ne sont tout simplement pas offerts en format électronique. C'est le cas, entre autres, de la série Harry Potter. J.K. Rowlings a affirmé maintes fois que ces livres ne seraient jamais publiés en format électronique. Probablement en raison de la crainte du piratage.
Que l'on voit l'industrie du livre comme faisant preuve de prudence et progressant lentement, mais sûrement ou comme une industrie réactionnaire, totalement fermée aux progrès technologiques, il reste que le livre électronique, bien encadré, pourrait s'avérer un marché très intéressant.
par Nicolas Racine
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Mon ancien coloc en avait acheter un (RCA) il y a 7 an de cela. Même au cegep, on en parlait. Lorsque je suis aller faire un stage avec Coopsco (coopérative dans les université), il parlait d'implanter ca solidement... en 99....
Le livre...!? Davantage une relique du passé qu'un véritable marché potentiel, je crois. Certes, il y aura encore quelques irréductibles. Mais il n'y a pas de folie à y avoir dans ce domaine. Désormais, avec la portabilité grandissante des écrans (portable, téléphones cellulaires, iPod, etc), le consommateur est davantage attiré vers un contenu plus vivant, voire interactif. Et de toute façon, la plupart de la clientèle potentielle du livre électronique possède déjà des iPod cellulaires ou autres appareils qui peuvent aisément faire office de livre électronique . Donc au lieu d'inventer un nouveau produit, je crois que les joueurs actuels gagneraient peut-être beaucoup plus à tirer profit des technologies actuellement implantée.
Encore un bel exemple qui illustre à quel point les compagnies ne répondent plus aux besoins, elles les créer. J'adore les gadgets technos, mais entre vous et moi, rien ne remplace un livre avec du vrai papier.
Je suis d'accord avec kingtechpro, un livre restera toujours un amas de pages. Personnellement, je me fatigue beaucoup plus rapidement à lire un écran que des feuilles de papier. Et de toute façon, pourquoi tout devrait être électronique dans notre vie ? Ne peut-on pas rester un peu en contact avec notre passé (et présent) ?
Je me souviens encore d'avoir testé un book-in électronique vendu par la FNAC il y a quatre ou cinq ans.
L'absence de couleur et l'impossibilité de lire au soleil (vous imaginez un après-midi à la plage sans lecture ?) étaient alors des défauts rédhibitoires.
Incroyable qu,en 2007 les compagnies tentent encore de créer des formats. Sony en est l'exemple parfait; dabord béta, puis le memory stick puis le format fichier musical dont j,oublie le nom, sans oublier le blue ray qui se dirige aussi vers le précipice semble t,il... tous des échecs. Rappelons nous Radio Shack avec ses ordis "Tandy" - autre échec. Le protectionnisme ne mérite pas mieux!
Des milliards en jeu et ils ne comprennent pas qu'on en est au format global. Donc ne soyons pas cons et n'achetons AUCUN format marginal - d'autant plus qu'a leur lancement ils coutent des fortunes (lecteur blue ray; 800$!)....
Petit exercice pratique : Garochez un livre électronique au loin et essayez de l'utiliser à nouveau. Faites la même chose avec un livre papier ;-)) Oh, en passant, un livre électronique ça demande pas de l'énergie pour fonctionner ? Quand avez-vous changer la dernière fois les piles de votre livre papier ? ;-))))
Avez-vous déjà vu des libraires partir en croisade contre les gens qui prêtent, donnent ou revendent leurs livres? C'est la raison principale pour laquelle tous ces livres électroniques ne décollent pas. On n'a pas besoin et on est pas intéressés à se faire dire quoi faire avec ce qu'on a acheté!!!
Tiens par exemple, Lawrence Lessig, un intellectuel très connu aux États-Unis pour ses sorties contre les abus du droit d'auteur, a eu la surprise de sa vie quand son éditeur, après avoir acquiscé à une demande de publication d'un de ses livres en format PDF, a imposé des restrictions d'impression, de copie au presse-papier ... et de lecture par voix électronique!!!
Écoutez une de ses conférences si vous avez le temps, c'est très intéressant: http://randomfoo.net/oscon/2002/lessig/
Hum, calcul rapide des implications écologiques requises à la création d'un livres... VS une carte-mère, pleins de puces à base de produits pétroliers et autres métaux lourd.
Oui, un livre, c'est des arbres.
Mais je suis pas certain qu'on regagne au change à s'acheter des trucs électroniques
En plus du fait que lire sur un écran rétro-éclairé, c'est beaucoup plus mauvais pour les yeux qu'une page de livre avec un éclairage naturel.
Et quand il fait gros soleil, le livre, on voit bien, l'écran: non.
Qu'est-ce qui est léger, qui ne s'explose pas quand il tombe d'une hauteur de 1.7 mètre, qui ne tombe jamais en panne de batterie, qui ne plante pas à la moindre mise à jour, que je peux prêter sans que mon ami soit obliger de le déclarer au vendeur (voir drm pour la musique), vous avez deviné bien sur il s'agit du LIVRE.
Alors laissons la liberté de choix au lecteur pour rêver en feuilletant des pages papiers ou électronique mais surtout ne pas dire que ce sera mieux avec de l'électronique embarqué car le must existe déjà depuis plusieurs siècles déjà.
Sinon pour les autres qui veulent de la musique, de la vidéo des animations y une belle chose qui existe déjà cela s'appelle la TÉLÉVISION. Il ne faut donc pas opposer les lecteurs et les téléphages qui parfois sont les mêmes personnes.
Les écrans devront faire de sérieux progrès pour que le livre électronique devienne aussi confortable que le livre papier. Quant à dire que le livre est un produit dépassé, cela prête un peu à sourire... Si l'on veut se renseigner vraiment sur un sujet, le livre est encore la forme la plus efficace. C'est l'outil le plus recommandable pour les irréductibles qui ne renoncent pas à utiliser leur cerveau... pour les autres la télé est là, évidemment.
Les commentaires que je viens de lire ci-dessus sont valables. Mais le lecteur de livres électronique peut stocker toute une bibliothèque soit sur sa mémoire interne soit sur une petite carte mémoire (SD par exmple) qu'on y insèrera. A environ 1 mega octet le livre en PDF (impression noir sans photos) de 200 pages, une carte de 16 Go peut emporter 16 000 livres. Disons grosso modo 10 000 livres en moyenne.
La recharge du lecteur pourrait aussi meême se faire (lentement) avec le solaire pour les vrais nomades ou les personnes sans accès au réseau électrique.
Enfin la question de l'écran est en passe d'être améliorée sinon résolue avec les nouvelles générations d'écran OLED eInk ou ePaper : ce qu'on appelle l'encre ou le papier électroniques. Ces écrans sont fins, certains même flexibles, ne consomment que peu d'électricité puisqu'ils ne sont alimentés qu'au changement de page (ou en cas d'animation sur la page). Et leur absence de rétroéclairage rend leur ergonomie proche du papier. Ils existent désormais en couleur, (en développement).
Plusieurs usines pouvant produire ces écrans sont en projet, certaines sont déjà financées.
A partir du moment ou le format embarqué ne sera pas verrouillé, ni payant le eBook est promis a un bel avenir.
On pourra y afficher le pdf, le html, que sais-je... Et tous les livres tombés dans le domaine public, les classiques de la littérature, seront les premiers à y migrer.
Enfin songeons aux scolaires, et à leur cartable électronique de demain : tous les manuels sur une carte mémoire, ou par un simple transfer. Peu de poids, peu d'encombrement, et pas besoin d'envoyer au pilon des tonnes de manuels achetés au frais du contribuable lorsqu'ils sont périmés après quelques années. Il suffit de réactualiser leur contenu.
Le livre électronique fera sans doute comme la photo numérique ou avant comme le CD : il mettra du temps à s'imposer, mais par ses avantages relèguera le livre papier de Gutenberg au royaume des antiquités et des curiosités, voire des objets de cadeau, d'art et de collection...
Je crois que Marc a raison, en effet actuellement le livre electronique fait sourire voire bien rigoler étant donné la quantité impressionnante d'inconvénients qu'on peut lui trouver. Cependant, avec les avancées technologiques toujours plus rapides et la baisse de prix rapide (ou pas ?) de ces même technologies, il est possible voire probable qu'à terme le livre papier soit remplacé par le livre electronique... C'est comme la photographie, qu'on le veuille ou non les appareils photos argentiques commencent à se faire rares.
Il va falloir d'abord trouver moyen de faire respecter les droits d'auteurs contemporains de manière transparente et sans douleur pour l'utilisateur final, sinon la contre-façon et le piratage va se généraliser et nous reviendrons à un état de fait pire pour le statut socio-économique de l'écrivain qu'avant Beaumarchais, Diderot et Voltaire.
Deuxièmement, nous devrons toujours publier quelques exemplaires de conservation en papier de cellulose non acide pour des raisons de sécurité d'archivage à très long terme dans nos bibliothèques nationales. L'édition à la demande s'impose déjà à cette fin.
Et puis, le grand public ne craquera sans doute que pour le design à la iPod/iPhone d'un livrel couleur tout-en-un, d'une finesse de résolution d'au moins 300 ppp, communicant tous azimuts, et à 100 $ US environ.