Québec : plus de jeux vidéo en français d'ici 2009
Plus de jeux vidéo seront disponibles en version française au Québec d'ici le 1er avril 2009, ont promis hier l'Office québécois de la langue française (OQLF) et l'Association canadienne des logiciels de divertissement (ALD).
L'OQLF et l'ALD ont signé une entente qui devrait permettre aux consommateurs québécois d'avoir accès en français à 80 % des jeux vidéo sur le marché, alors que seulement 36 % le sont actuellement.
«À compter du 1er octobre, tous les jeux pour ordinateur qui sont disponibles en français ailleurs dans le monde devront l'être aussi au Québec», a expliqué en conférence de presse la présidente-directrice générale de l'OQLF, Mme France Boucher, ajoutant que les jeux pour consoles auront jusqu'en avril 2009 pour être conformes.
Autant de jeux offerts en français qu'en France
Comme la proportion de jeux vidéo disponibles en français en France - le chef de file en la matière - est de 80 %, le Québec espère obtenir des résultats similaires avec son entente, voire même les surpasser, indique Mme Boucher.
«Notre barème est évidemment la France, a-t-elle expliqué à BRANCHEZ-VOUS!, mais nous ne serons pas nécessairement à sa remorque, soutient-elle. L'industrie du jeu vidéo est bien implantée au Québec et je crois que nous allons parfois offrir des jeux vidéo en français avant même qu'ils sortent en France.»
L'industrie satisfaite de l'entente
L'entente comporte également des mesures qui visent à renforcer dès maintenant la présence du français sur les emballages et dans les documents d'accompagnement des jeux vidéo.
Bien qu'elle exige des fabricants de faire des efforts supplémentaires pour franciser leurs produits, Olivier Ernst, directeur général d'Ubisoft Canada, n'y voit pas de contraintes majeures pour sa compagnie, dont la plupart des jeux sont déjà disponibles en français, en anglais et en espagnol.
«La présence des deux langues au Québec nous force, entre autres, à produire des emballages et des livrets qui sont bilingues, ce qui entraîne évidemment des coûts supplémentaires, mais nous n'augmentons pas les prix de vente au Québec pour autant», soutient-il.
Présente lors de la conférence de presse, la ministre québécoise de la Culture, l'ancienne journaliste Christine St-Pierre, a félicité l'OQLF et l'ALD pour l'entente, qu'elle qualifie «d'avancée majeure pour la francisation». «C'est une bonne nouvelle autant pour les consommateurs, que pour l'industrie, l'OQLF et le gouvernement», a-t-elle déclaré aux journalistes.
Pour lire une analyse de cette entente, cliquez ici pour lire le billet de François Taddei, chroniqueur sur les jeux vidéo de BRANCHEZ-VOUS!.
Tant que c'est traduit en Français Québecois et non en français de France...
J'ai rien contre le Français de France mais quand je joue à un jeu je veux pas toujours me cassé la tête avec les mots qui me disent rien quand je lit un texte.
Vive Hydro-Québec et vive le détournement de la rivière Rupert.
Mon petit jean-guy, va donc vivre 10 ans à la Baie-James (comme je l'ai fait) en compagnie de tes merveilleux indiens... Tu comprendras que ce ne sont que des hypocrites qui ne vont chasser que quand les journalistes sont dans la parages. La seule chasse qu'ils pratiquent, c'est la chasse au chips, et à l'orignal par hélicoptère quand c'est un chef du conseil de bande.
Alors, cesse de nous faire croire ces mensonges...
Merci Philippe pour ton commentaire : un "français de qualité" ne fait de mal à personne, y compris au petits Parisiens qui auront bien du mal le jour où ils iront voir un employeur et ne sauront pas ce qui se dit ou non, surtout en dehors de Paris. D'ailleurs, la région parisienne ça ne fait que 20 % des habitants de France, et cet argot est d'un usage bien plus réduit encore. Je dirais même que dans les jeux c'est une manière de donner une ambiance, pour faire jeune, branché ou même voyou, mais qu'il n'y a pas grand monde qui parle comme ça en réalité...
Il faut espérer que cette loi forcera les traducteurs de France à parler une langue un peu plus universelle... Quelque part il y a un certain créneau qui s'ouvre à eux mais s'ils ne le prennent pas c'est un marché qui se ferme.
A vous de leur faire comprendre...
"Nivis" ne veut pas se casser la tête avec du "français de France" mais demander à ce que ce soit du français du Québec est sans doute une exigence difficile à appliquer pour une simple raison de coût. Je ne crois pas qu'il y ait de versions anglophones anglaise, américaine, australienne et j'en passe, après tout... Sinon, certains demanderont bientôt des traductions en créole, en français d'Afrique, en wallon, en suisse romand, en argot marseillais... Une fois que notre belle langue sera bien divisée, il se passera avec ces parlés locaux ce qu'ils s'est passé avec les patois en France : ils disparaitront.