En voulant bloquer l'accès à YouTube sur son territoire durant la journée de dimanche, le gouvernement du Pakistan a involontairement causé une importante panne du site Internet de partage vidéo dans plusieurs pays.
Le gouvernement du président Pervez Musharraf considère que plusieurs vidéos blasphématoires envers le prophète Mahomet se trouvent sur YouTube et doivent être retirées. Voyant le refus de YouTube d'obtempérer à sa demande, le gouvernement pakistanais a opté pour une censure complète du site Internet sur son territoire.
Pour respecter la directive gouvernementale, le fournisseur d'accès Internet (FAI) Pakistan Telecom a donc choisi de détourner (hijack) l'adresse IP de YouTube. Le FAI a ensuite prévenu ses concurrents de faire de même, mais le fournisseur asiatique PCCW a malencontreusement avisé d'autres FAI aux quatre coins de la planète que l'adresse IP de YouTube avait été modifiée, causant ainsi la panne.
« Pendant environ deux heures, plusieurs de nos utilisateurs n'avaient plus accès à YouTube. Nous sommes en train de trouver un moyen pour que cette situation malheureuse ne se reproduise plus », a indiqué un porte-parole de l'entreprise dans un communiqué de presse.
Selon la firme Keynote Systems, qui analyse le nombre de visiteurs sur plusieurs sites Web, la panne serait survenue vers 13 h 48 et se serait poursuivie jusqu'à 15 h 51 (Heure normale de l'Est). Le directeur des opérations de l'entreprise, Shawn White, a déclaré aux médias qu'il était inquiet qu'un pays comme le Pakistan puisse causer une panne de cette nature à un site Internet d'envergure internationale.
Précisons que la décision par le gouvernement pakistanais de bloquer YouTube sur son territoire survient après des élections plutôt tendues la semaine dernière. Plusieurs groupes religieux pakistanais sont également furieux que trois quotidiens danois aient publié à nouveau le 13 février dernier une caricature du prophète Mahomet qui avait fait scandale au début de 2006. L'auteur de la caricature fait face à plusieurs menaces de mort et doit être constamment sous surveillance policière.
(Source : BBC)
par Christian Leduc
Et la liberté d'expression dans tout sa??? Ya des peuples qui vivent 300 ans en arrière. J'espere qu'ils vont finir par comprendre que la religion à elle sule ne peut pas mener le monde!
C'est abérant. Sérieux, ils ont quoi dans le cerveau, de l'eau ?
Enfin bref... Esperons qu'un jour le peuple prenne vraiment le pouvoir dans ces pays là , et que ce genre de gouvernements corrompus tombent... Heads must roll.
Menaces de mort pour des caricatures... Ça en dit long sur le niveau de fanatisme.
Il semble y avoir un problème de communication sur internet les mécanismes de sécurité ne semble pas au point. Bien sur la liberté de pensé doit être propagé mais nous ne pouvons pas choisir pour un autre peuple que le notre. Le parkistant est "Démocratique" a eux de voir ce qu'il désire
1) Le Pakistan n'a rien d'un état démocratique.
2) On ne peut malheureusement pas l'empêcher de réduire la liberté dans son pays.
3) On ne peut pas l'empêcher de couper You tube chez lui
4) Nous pouvons, Ã notre tour, boycotter le Pakistan. ce ne sont pas les moyens qui nous manquent.
5) L'extrémisme islamique n'a rien à voir avec la religion. Tant que les responsables de cette religion ne rejetteront pas ces manifestations extrémistes tous les musulmans seront rejetés partout dans le monde et il y aura toujours un dessin, une parole, un acte qui sera jugé blasphématoire.
6) La balle est dans le camps des islamistes. Respectez-nos coutumes et nous respecterons les vôtres. Tant qu'un non musulman sera considéré comme un chien d'infidèle, rien ne pourra changer dans ce monde.
Si on décode l'article.
Le Pakistan a modifier ses DNS pour renvoyer sur une autre page que YouTube. Malheureusement, il y a propagation de la modification à un autre FAI (c'est automatique en général mais normalement il y a une hiérarchie de serveur).
Je retiens surtout que le pakistan n'utilise pas un super firewall à la chinoise. Il suffit donc de taper l'ip direct de youtube pour qu'il soit accessible là -bas.