Sondage Ipsos/BRANCHEZ-VOUS.com: les Québécois sont accros à Facebook

Pas une journée ne passe sans que le tiers des abonnés québécois de Facebook consultent leur profil. Un abonné de Facebook sur sept (14%) rend même visite à son compte plusieurs fois chaque jour.
Le consultant en management Stéphane Éthier pourrait bien être un des plus grands utilisateurs québécois de Facebook. Il utilise Facebook comme levier professionnel pour élargir son réseau de contacts. À date, l'opération a porté fruits: il a 905 «amis» sur le site.
Pour entretenir ses relations virtuelles, Stéphane Éthier, ancien chroniqueur de l'émission Branché à Radio-Canada à la fin des années 90, doit y consacrer en moyenne 30 minutes quotidiennement. Sa journée commence d'ailleurs avec une visite sur son profil, «le temps de voir les nouveaux statuts du jour et voir ce que mes amis font». Il y retourne deux ou trois fois dans la journée.
La majorité des Québécois ne sont pas aussi fidèles que Stéphane Éthier à leur profil Facebook mais ils y consacrent quand même beaucoup de temps. Avec des visites qui durent en moyenne 15 minutes, Facebook serait-il en voie devenir l'outil de procrastination par excellence des Québécois?
Quinze minutes par jour, c'est l'équivalent de près de quatre jours dans une année. Tout ce temps pour finalement faire peu de choses: savoir qu'une vieille connaissance va assister à un match de hockey, jouer à un jeu de poker virtuel avec un ancien copain ou encore regarder les photos du dernier voyage d'un collègue de bureau.
Les applications rigolotes qu'on ajoute à son profil, très peu pour Stéphane Éthier. Il utilise surtout Facebook pour élargir son réseau de contacts - des contacts professionnels pour la plupart. Avec ce site, il cherche d'abord et avant tout à centraliser ses efforts pour entretenir son réseau de connaissances.
Pour d'autres et peut-être pour bien des Québécois, Facebook n'est pas nécessairement utile professionnellement, voire déterminant pour la suite du monde. Qu'importe! Plusieurs en redemandent. Le temps de visite sur le site augmente chez les jeunes. Un Québécois sur cinq entre 18 et 24 ans y passe plus de temps qu'avant. La proportion est de 9% chez les 25-34 ans.
À la lumière de ces résultats, Facebook est-il la drogue du Net des Québécois francophones? Une chose est sûre : comme avec toute dépendance, les Québécois sont incapables d'avouer qu'il leur est difficile de décrocher. Plus du trois quart des abonnés (78%) disent n'avoir aucunement peur de devenir accros à Facebook.
Stéphane Éthier ne s'avoue pas, lui non plus, accro à Facebook. Cependant, depuis qu'il a ouvert son compte, il y a un an et demi, il concède qu'il n'a jamais passé plus de deux jours, trois au maximum, sans consulter son profil...
Suite des résultats du sondage Ipsos / BRANCHEZ-VOUS.com :
combien vous faut-il d'amis sur Facebook ?
(Le sondage Ipsos/BRANCHEZ-VOUS.com a été effectué en ligne auprès de 1257 répondants québécois francophones âgés de 18 à 64 ans entre le 11 et le 15 février 2008. Sa marge d'erreur est de 2,8%.)
Étiquettes: Branchez-vous , Facebook , Ipsos , Québec| par Carine Salvi |


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