Le Parlement de l'Union européenne refuse d'obliger les fournisseurs d'accès Internet (FAI) à couper la connexion aux internautes qui téléchargent ou téléversent illégalement du contenu créatif.
Lors d'un vote tenu jeudi, les parlementaires ont validé par 17 voix de majorité un amendement pour « éviter l'adoption de mesures telles que l'interruption de l'accès à Internet ». Certains députés européens ont même souligné que de telles mesures représentent une atteinte aux libertés individuelles, voire aux droits humains, des internautes.
L'amendement du Parlement européen va ainsi à l'encontre des projets de loi présentés en France et en Grande-Bretagne pour s'attaquer au piratage de musique, de films et de logiciels. En entrevue avec le quotidien The Financial Times, le ministre britannique de la Culture, Andy Burnham, déclarait récemment qu'il était temps d'envoyer un « signal clair » aux FAI que leur laxisme dans ce dossier n'était plus toléré.
Si le projet de loi français est adopté, les internautes soupçonnés de téléchargements illégaux recevraient en premier lieu des messages d'avertissement de leur FAI. En cas de récidive, leur abonnement serait alors suspendu temporairement, voire résilié.
Afin que cette stratégie soit effective, les FAI devraient cependant mettre en place des systèmes de filtrage et d'analyse pour savoir ce que leurs abonnés téléchargent. Cette proposition est loin de faire l'unanimité du côté des organismes qui défendent les libertés individuelles des internautes. Quant aux FAI, ils considèrent que leur rôle n'est pas de « jouer aux policiers », comme le déclarait la semaine dernière le dirigeant du fournisseur britannique Talk Talk, Charles Dunstone.
Mentionnons que les projets de loi français et britannique ont reçu l'appui des principaux lobbies du divertissement, dont la Motion Picture Association of America (MPAA), la Recording Industry Association of America (RIAA) et la British Phonographic Industry (BPI).
Pour d'autres articles concernant les nouvelles stratégies visant à s'attaquer au piratage:
Le problème, c'est que c'est simplement qu'ils sont "soupçonnés". Tant qu'il n'y a pas de condanation formelle, ça serait abusif de couper Internet à des gens simplement accusé de piratage, sans leur laisser une chance de se défendre.
C'est plutôt simple de contourner la vérification des données transférées, on appelle ça de l'encryption... Un triple-DES 128 bits serait ce que j'appelle un pied-de-nez aux organismes comme la MPAA et compagnie, qui s'en servent probablement allègrement pour des transactions de tout acabit, achats en ligne, transferts de données, etc.
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Je pense qu'ils perdent plus d'argent à essayer de contrer le piratage que ce que le piratage lui-même leur fait réellement perdre.
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Quand la MPAA dit qu'ils ont perdu 100 milliards en 2007 (exemple fictif, j'ai pas les chiffres) c'est qu'ils font un calcul totalement bidon: comme 100 millions de pirates x 25$ du film x 40 films téléchargés en moyenne.
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Me faire croire que chacun de ces 100 millions de pirates aurait acheté les 40 films piratés en 2007 si le téléchargement n'était pas possible, c'est rire de moi! Peut-être en aurait-il acheté 4, ce qui fait quand même 90% de trop sur leur calcul, et encore, personnellement, acheter un film 25$ pour disons 4 heures d'écoute (je l'écouterais deux fois par exemple), c'est du vol, j'aime mieux payer 60$ pour un bon jeu vidéo qui va me faire jouer un 60 heures et plus!!!
Bien d'accord avec Amon.
Si l'internaute fait quelque chose d'illegal, il y a deja des procedures judiciaires: si et seulement si les soupcons sont fondés, un juge peut autoriser une ecoute comme ca se fait sur les lignes telephoniques. Et seulement si le suspect est condamné il doit recevoir une condamnation quelconque
Meme si les FAI décident de couper internet ils auront toujours en retard par le fait que les logiciels comme utorrent propose l'encryptage(c-à-d changer le nom du fichier pour éviter le bloquage) et ceux comme moi qui étudient en technique informatique le savent ou même en ingénirie informatique s'est extrémement facile de déjouer les filtres de toute sortes(celui d'un forum pour le vocabulaire abusif peut-être déjouer en 30 secondes max.!).Bref,ils pourront faire ce qu'ils veulent mais s'est pas en essayant de balayer le probleme du revers de la main qu'ils le résoudront mais en essayant d'essayer de conscillier avec ce nouveau phénomène qu'est le P2P.
(Désolé pour toutes les fautes d'orthographe)
Fait toi en pas Gab, pas besoin d'étudier en informatique pour être au courant de ca ;p
mais bon, point de vue légal au canada toute personne est présumé innocente jusqu'à ce que la preuve de leur culpabilité ai été fait devant une cours de justice...
et a ma connaissance. les FAI n'ont pas juridiction pour entreprendre une enquête sur un citoyen. Apprendre que mon FAI espionne ma connexion Internet et en avoir la preuve. en moins de 24 heures une poursuite va leur tomber dessus
Est-ce-que ça serait aux compagnies de téléphone de décider de couper la "ligne" aux personnes soupçonnées d'utiliser leur téléphone pour, disons, donner des ordres verbaux pour blanchir de l'argent ?
Je ne veux surtout pas défendre les FAI, le mien me coûte assez cher comme ça... Mais d'après moi c'est un job pour la police ou tout autre autorité du genre.
Quand j'ai en quelques occasions fais jasette au support technique ou à des cadres intermédiaires de mon FAI, j'aurais foutrement peur si c'est lui qui devait prendre la décision de couper ou non le service à un usager !!!
Moi, j'attend les premiers virus qui installent des noeuds p2p sur des machines à leur insu. Ensuite, il suffit qu'une personne bien haut placé sois condamné par la justice pour que la loi change illico (un député, cela sera encore plus rapide qu'un PDG)
Bin voyon donc.. tu sais bien que le tout va être étouffé avants d'etre rendu publique ;p
autrement dit... la loi est pour le petit peuple. les gens haut placer son moins... susceptible de se faire condamner .. du moins pour ce genre de délit