Québec: la cyberintimidation inquiète
La cyberintimidation serait un phénomène qui inquiète particulièrement les enseignants québécois, révèle un sondage de la Centrale des syndicats du Québec réalisé auprès de 1 200 de ses membres.
Selon le sondage, 15 % des répondants affirment connaître au moins une victime de cyberintimidation, qui serait, dans la plupart des cas, un élève. Environ 5 % des enseignants soutiennent qu'ils ont eux-mêmes été victimes de violence psychologique par Internet.
Le sondage dévoile que les trois quarts des répondants se sentent démunis face au phénomène. Plus de neuf membres de la CSQ sur dix considèrent également que les écoles devraient être plus sévères envers les cyberintimidateurs.
D'après les répondants, la cyberintimidation se déroulerait surtout par courriel (54 %), sur les sites Internet de clavardage (20 %) et par texto (11 %). Les commentaires des cyberintimidateurs portent généralement sur l'apparence des victimes, soulignent-ils.
La CSQ publie les résultats de ce sondage dans l'espoir de pousser le ministère de l'Éducation à sortir plus rapidement le plan de lutte contre la violence dans les écoles qu'il promet depuis plus d'un an. Selon la centrale syndicale, un plan d'intervention sur la cyberintimidation doit absolument y être ajouté pour s'attaquer au phénomène.
En entrevue avec le quotidien La Presse, le porte-parole de la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesnes, a répondu que le plan sera dévoilé ce printemps.
Mentionnons que le sondage a été réalisé par la firme CROP auprès des 1 200 enseignants entre le 6 et le 19 février. Sa marge d'erreur est de 3 %, 19 fois sur 20.
Pour consulter le sondage, cliquez ici.
Étiquettes: élève , CSQ , cyberintimidation , enseignant , psychologie , Québec , violence| par Christian Leduc |


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