vendredi 6 juin 2008
à
9H22
«Laisse-moi suivre ton téléphone, je te dirai qui tu es»
Les gens se déplacent peu, et ce, la plupart du temps aux mêmes endroits: en suivant à la trace 100 000 personnes grâce à leur téléphone cellulaire, une nouvelle étude parue dans Nature lève le voile sur les déplacements des individus.
L'étude, publiée dans le prestigieux journal scientifique britannique Nature, révèle que l'homme est une créature d'habitudes, qui ne visite régulièrement que les mêmes quelques lieux comme la maison et le travail, et qui ne se déplace généralement que d'entre cinq et dix kilomètres par jour, sauf lors d'occasions spéciales comme pendant ses vacances.
L'étude de Marta González, César A. Hidalgo et Albert-László Barabási, de la Northeastern University à Boston, révèle peut-être des choses dont plusieurs se doutaient déjà, mais des contraintes techniques rendaient jusqu'à récemment ce genre de recherches presque impossible à réaliser.
«En dépit de leur importance en urbanisme, dans les prévisions du trafic et dans la propagation des virus, notre compréhension des principes de bases gouvernant les mouvements humains est très limitée, principalement à cause d'un manque d'outil pour suivre les individus», affirment les chercheurs dans leur article. L'omniprésence du téléphone cellulaire a donc finalement permis d'approfondir ce champ de recherche.
Pour permettre aux chercheurs de compléter leur étude, une compagnie de téléphonie cellulaire (non identifiée pour préserver l'anonymat des participants) a donc fourni pendant six mois des informations sur les déplacements de 100 000 utilisateurs choisis au hasard. Dès qu'un participant envoyait ou recevait un appel ou un message texte, l'emplacement de la tour cellulaire la plus proche était enregistré.
Selon les chercheurs, ces données pourraient être utiles pour prévoir comment les virus vont se propager dans la population, aider les urbanistes et faciliter le travail de ceux qui prévoient le trafic.
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Cet article a reçu
9
commentaires
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Marc
a dit le
6 juin 2008
Sûrement qu'ils ont demandés au participants avant de les suivres à la trace ???? N'est-ce pas. Ben ouiiiiii.
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Et encore une fois je dis. Vivre la vie sans cellulaire.
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Marc
a dit le
6 juin 2008
Sûrement qu'ils ont demandés aux participants avant de les suivre à la trace ???? N'est-ce pas. Ben ouiiiiii.
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Vivre la vie sans cellulaire.
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Marc
a dit le
6 juin 2008
Sûrement qu'ils ont demandés aux participants avant de les suivre à la trace et s'ils étaient d'accord ???? N'est-ce pas ! Ben ouiiiiii.
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Vivre la vie sans cellulaire.
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HL
a dit le
6 juin 2008
Bah, on s'en fout, ils ont pas identifié les gens... faut pas paranoyer non plus dans la vie là...
Tout cas, moi, ils se seraient amusés à me suivre avec mes 50-70 km quotidien de vélo :P
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Simon-François
a dit le
6 juin 2008
@ Marc
Si les résultats ont été publiés dans Nature, il est fort probable que les chercheurs aient dû soumettre leur projet à un comité d'éthique. Les usagers suivis devaient être consentants. Mais je dis ça sous toutes réserves puisque je n'ai pas lu l'article en question.
Il faut voir aussi si les résultats obtenus peuvent être attribués à d'autres villes. Les patrons de déplacements ne sont pas les mêmes selon qu'on soit européen ou nord-américain. L'étude analyse aussi les déplacements d'usagers du cellulaire. Peut-être les schémas de déplacement des non-abonnés sont différents (peut-être plus sédentaires parce que le cellulaire répond à un besoin de communication en déplacement).
Je vais tenter de mettre la main sur cet article.
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Frank
a dit le
8 juin 2008
C'est effrayant !!!
Je ne suis vraiment pas d'accord avec ce genre de procéder, il y as violation de la vie privé, sous contexte de vouloir savoir ou vous les gens.
Dans le font c'est pratiquement plus efficace que les bracelets pour ceux qui doivent purger une peine dans la collectivité car c'est pauvre gens ne savent même pas qu'il sont suivi !!!!
Sais peut-être une ère nouvelle qui commence si les britanique le font qui nous dis que les services secrets ne le font pas, je suis sur que ça se fais (FBI CIA DEA INTERPOL).......
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ObiWanCeleri
a dit le
8 juin 2008
Ben oui maintenant on sait que l'homme est une créature d'habitudes ... eille je me sens vachement plus intelligent maintenant que je sais ça!!!
L'autre problème, éthique ou non le malaise reste entier; si certains vont utiliser ces données pour nous rendre la vie plus facile, d'autres vont s'en servir pour maximiser le profit qu'ils font sur nous --> mettons des péages et des tourniquets aux endroits où les gens passent le plus souvent pour maximiser nos profits!!!
Écoeurant.
Ce qui soulève la dernière question: on devrait clairement indiquer aux clients qu'ils peuvent être retracés et leur donner le choix, leur montrer comment ils peuvent refuser de l'être.
Et nous devrions nous réserver le droit, si l'entreprise privée refuse de faire la bonne chose, de faire appel aux hackers pour nous libérer ... La matrice un film de science fiction? Hmmmm
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ObiWanCeleri
a dit le
8 juin 2008
En passant pour ceux qui se sentent paranos ...
Il semblerait que même éteints les cellulaires peuvent être retracés ... ah si c'est vrai c'est vraiment charmant.
On en revient finalement a la fameuse phrase d'Édith Piaf ... si tous les hommes sont égaux, certains hommes sont plus égaux que d'autres. Allez donc voir si on peut retracer nos élus?
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JGauthier
a dit le
9 juin 2008
Obi
Avant d'en appeler à la violation de la vie privée, peut-on s'informer en tout premier lieu? Peut-être que la compagnie a demandé l'autorisation des usagers et/ou a refilé des données sans les associer à des gens spécifiques. Comme le dit Simon-François, côté éthique, c'est sans doute kosher.
Par ailleurs, je ne suis pas confortable avec l'idée du policier qui donne un ticket parce qu'il est convaincu que le prévenu allait brûler un stop. ...Pas plus que je ne le suis avec l'idée de condamner une étude sous prétexte que ses résultats peuvent être utilisés à mauvais escient.
...et ton exemple des postes de payage me laisse perplexe: c'est une étude toute bête déjà bien connu que ça prend : un comptage des passages.
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