Déverrouiller sans encombre
Aux États-Unis, le fournisseur de services téléphoniques MetroPCS offre aux consommateurs un service de déverrouillage de téléphone mobile et la Commission fédérale des communications (FCC) envisage d'adoucir les pénalités liées à une résiliation de contrat.
Sous la réglementation du projet d'amendement C-61 à la loi sur les droits d'auteur déposé à Ottawa au début du mois de juin, il sera interdit aux Canadiens de déverrouiller leur téléphone mobile et la distribution de logiciels permettant de réaliser la chose sera interdite.
Chez nos voisins du sud toutefois, l'exercice serait en voie de devenir chose courante au nom de la libre entreprise tel que le rapporte aujourd'hui Business Week.
MetroPCS, un fournisseur de services téléphoniques auquel a déjà souscrit 4,4 millions de clients, est devenu, fin juin, le premier fournisseur d'importance à offrir publiquement un service de déverrouillage de téléphone mobile vendu par des compétiteurs. Ainsi, pour 30 $ + un mois d'appels gratuits, le fournisseur déverrouille les téléphones vendus par Verizon Wireless, Sprint Nextel, Alltel, ou de tous autres fournisseurs qui utilisent le système de codage des transmissions d'accès multiple par répartition en code (AMRC) utilisé par MetroPCS.
Par ailleurs la Commission fédérale des communications (FCC) envisage d'introduire de nouvelles règles qui réduiraient les peines encourues par les souscripteurs désirant mettre un terme à leur contrat de services téléphoniques, dans le cas ou l'appareil est déjà payé.
Ce qui pourrait se traduire par une plus longue durée de vie de l'appareil entre les mains des consommateurs... au détriment des fabricants de téléphones.
| par Marc-André Brouillard |


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