En réponse aux émeutes de la fin de semaine dernière à Montréal-Nord, le magazine québécois L'actualité offre depuis hier la parole aux des gens de l'arrondissement de Montréal-Nord dans un blogue tenu par l'écrivain et scénariste Mauricio Segura.
«Comment rapprocher les communautés culturelles des Québécois «de souche», les jeunes des aînés, le corps policier des citoyens, les Montréalais des gens des régions?», s'est demandé l'auteur dans son premier billet. En leur offrant un carrefour pour mieux comprendre Montréal-Nord: «Au-delà des discours officiels, (ce blogue) veut donner la parole à ses habitants pour qu'ils expriment leur quotidien, leur réalité, leurs angoisses».
Titulaire d'un doctorat en langue et littérature française de l'Université McGill, Mauricio Segura est arrivé au Québec à l'âge de cinq ans avec ses parents, réfugiés politiques chiliens. Il a grandi dans le quartier de Côte-des-Neiges et a rédigé le roman Côte-des-Nègres, publié en 1998 aux Editions du Boréal. Il a aussi écrit Bouche-à-bouche et scénarisé des documentaires sur l'Amérique latine et sur le Québec. Il a récemment collaboré à la scénarisation de La couleur du temps, documentaire sur la surreprésentation des Noirs dans les prisons du Québec, qui sera diffusé à la télévision prochainement.
Mauricio Segura s'est souvent rendu à Montréal-Nord pour le tournage de ce documentaire. Il y sera désormais tous les jours pour prendre le pouls des gens de ce quartier et pour leur donner une voix par l'intermédiaire de son nouveau blogue.
Rappelons que suite à la mort du jeune Fredy Villanueva, abattu par un policier du SPVM, de violentes émeutes ont éclaté dans l'arrondissement Montréal-Nord le 10 août dernier.
La surreprésentation des noirs dans les prisons, ça signifie que le ratio individus de couleur noir, versus ceux de couleur blanc, est plus élevé dans les prisons que dans la population en général. Concrètement, ça signifie que les noirs sont plus criminalisés que les blancs; ce qui dénote un problème d'intégration.
Dans les centres jeunesses anglophones de la région de Montréal par exemple, où sont "incarcérés" les jeunes délinquants, la surreprésentation des jeunes noirs est(ou a déjà été du moins) de l'ordre de 1000%! Ce qui veut dire concrètement que les jeunes noirs anglophones auraient 10 fois plus de chances d'être criminalisés que les jeunes blancs. En passant, ces chiffres ont été tirés d'une étude de sociologie faite par une université de la région de Montréal.
Il n'y a pas eu d'émeutes à Montréal-Nord mais un désordre publique causé par des groupuscules ayant comme but le saccage des commerces avoisinants.
Encore la il y avait une surreprésentation de...
Il est toujours plus facile de se laisser porter par le courant que de ramer à sens inverse car il faut beaucoup plus de motivation, de force d'esprit, de courrage et de discipline pour y parvenir et ceci n'a rien à voir avec la couleur de peau mais bien avec l'encouragement reçu, parents et amis inclus, pas uniquement celle des forces de l'ordre.
La vie est rarement façile pour qui que ce soit, il suffit de ramer mais, dans le bon sens.
Pendant que nous surveillons le "noir", le blanc vole dans notre dos. Un truand c'est un truand.
Pas mal smatte Skippy, mais un "désordre publique causé par des groupuscules ayant comme but le saccage des commerces avoisinants", c'est exactement la définition d'une émeute.
Bonjour Quelqu'1
L'émeute est un soulèvement (mouvement de révolte) qui ne signifit pas nécessairement "sacage". Alors oui, la "manifestation pacifique" qui a eu lieu en après midi pourrait être qualifier d'émeute mais, je trouve le mot un peu fort dans le contexte.
En revanche. le désordre (agitation) publique n'est pas obligatoirement une émeute d'autant plus que dans ce cas précis ses participants n'avaient probablement aucun désir de manifester pour la cause mais bien comme but unique de semer le désordre afin de profiter de la situation pour procéder à la destruction et le vol de biens appartenant à autrui.
De plus, un groupuscule ne représente certe pas la population en générale d'un quartier, d'une ville ou autre mais une infime partie de gens pouvant provenir de n'importe ou incluant la ville de Longueuil. Ici on parle d'un groupe de voleurs organisé et non d'émeutiers aux quels se sont sans doute mêler quelques citoyens irrespectueux du bien d'autrui.
Encore ici, chaque mot ou conception de phrase peut être analysé et refuté mais, en language clair... "Une bande de truands créant de la casse dans le but de voler" n'a rien à voir avec ma conception d'une émeute et encore moins avec ce que je considère une manifestation pacifique (ou émeute dans l'ordre) telle celle qui eut lieu en après midi ce jour la.
Donc, je persiste à dire qu'il n'y a pas eu d'émeute ce jour la mais bien une manifestation dans l'ordre suivit d'un désordre publique causé par de gens intéressés à butin.
A vous d'appeler ça comme bon vous semble, j'admet que les journalistes à sensation font eux aussi usage de mots forts afin d'attirer l'attention du lecteur. Dans mon cas, il en demeure que, émeute, manifestation ou désordre ont leur subtilité.
Amicalement.